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Les Émirats arabes unis déçus que les États-Unis n’utilisent pas le terme “accords d’Abraham”

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Le ministre émirati des Affaires étrangères, Abdullah bin Zayed, a déclaré, mercredi, être déçu par le refus de l’administration américaine d’utiliser le terme “accords d’Abraham” pour désigner l’accord de normalisation entre les Émirats arabes unis (EAU) et Israël.

Dans une interview accordée au portail d’information israélien Walla News à Abu Dhabi, bin Zayed a déclaré que les Américains ne sont pas opposés à l’accord de normalisation entre les EAU et Israël.

“Nous en sommes ravis et vous en êtes ravis, alors quel est leur problème (celui de l’administration américaine)”, s’est-il interrogé. “Nous parlons d’un problème lié à l’histoire, la culture et la religion, donc une partie de la solution peut passer par un travail qui combine l’histoire, la culture et la religion.”

Les médias américains ont indiqué précédemment que le département d’État avait conseillé à ses responsables et ses collaborateurs de ne pas faire référence aux accords de normalisation en tant qu'”accords d’Abraham”. Le secrétaire d’État américain, Antony Blinken, a toutefois utilisé le terme “accords d’Abraham” lors de sa rencontre avec le ministre israélien des Affaires étrangères, Yair Lapid, dimanche.

L’ancienne administration de Donald Trump avait baptisé “Accords d’Abraham” les accords de normalisation signés en septembre entre les Émirats arabes unis, le Bahreïn et Israël.

Bin Zayed a affirmé croire en la capacité de renforcer les relations entre les EAU et Israël, soulignant que le défi réside dans la manière d’inclure l’Autorité palestinienne et les Palestiniens dans le processus de normalisation.

Il a appelé les autorités israéliennes à résoudre les problèmes humanitaires dans la Bande de Gaza et à éviter toute action irréfléchie à Jérusalem.

Yair Lapid a inauguré, mercredi, le consulat d’Israël à Dubaï, un jour après avoir inauguré le siège de l’ambassade de son pays à Abu Dhabi.

Les Palestiniens ont dénoncé les accords de normalisation avec Israël, les qualifiant de “trahison” de leur cause.