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L’ex-président Tunisie accuse les EAU d’intervenir dans les affaires internes de son pays

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L’ex-président et le candidat aux élections présidentielles, Moncef Marzouki a accusé les Emirats Arabes Unis d’intervenir dans les affaires internes de la Tunisie.

« Nous ne sommes pas intervenus dans les affaires des EAU pour changer le régime », a déclaré Marzouki.

« Je n’ai pas de mauvaises relations avec les Emirats Arabes Unis. Je défends l’indépendance, la dignité et les principes de la Tunisie », a-t-il ajouté.

Marzouki a souligné que ses « relations sont très bonnes avec les pays occidentaux, africains et le Maghreb ».

Marzouki a ajouté: « Pour les quatre pays avec lesquels nos relations ne sont pas bonnes (les EAU), le principe est simple: » Nous n’intervenons dans les affaires des autre pays. »

L’Instance supérieure indépendante pour les élections (Isie), l’organisme chargé des élections en Tunisie, a confirmé, mardi 30 juillet, que la présidentielle anticipée aurait bien lieu le 15 septembre. Les législatives sont maintenues au 6 octobre.

En juin 2018, dans un article intitulé “L’alliance ratée des Emirats avec Lotfi Brahem” publié sur  son site Mondafrique, le journaliste français Nicolas Beau avait indiqué que Brahem “planifiait, avec l’appui des Emirats Arabes Unis d’écarter définitivement de la vie politique tunisienne les islamistes du mouvement Ennahdha, pourtant arrivés en tête aux dernières élections municipales et qui depuis les Présidentielles de 2014, ont conclu un pacte avec le président tunisien”.

Le journaliste a expliqué que les EAU cherchaient à mettre à l’écart le chef du gouvernement tunisien, Youssef Chahed, ainsi que le président Béji Caïd Essebsi, sous prétexte que ce dernier est trop âgé et qu’il ne peut plus diriger le pays.

Mondafrique avait annoncé le 11 juin une rencontre secrète entre le ministre de l’Intérieur tunisien et le chef des services de renseignement des Émirats sur l’île de Djerba, au sud-est de la Tunisie.

Selon Mondafrique, les Emiratis avaient promis à Brahem qu’il deviendrait le premier acteur politique en Tunisie, mais il a commis une grossière erreur, son comportement suspect ayant instillé le doute chez les hauts fonctionnaires tunisiens, et finalement le Premier ministre tunisien, après avoir consulté le président du pays, a décidé de le renvoyer.