موقع إخباري يهتم بفضائح و انتهاكات دولة الامارات

L’Iran et les Émirats Arabes Unis signent un accord sur la coopération aux frontières

95

L’Iran et les Émirats arabes unis ont signé un accord visant à promouvoir la coopération en matière de sécurité aux frontières, a rapporté jeudi l’agence de presse Tasnim.

L’accord a été signé mercredi à Téhéran par le commandant de la police aux frontières iranienne, Qassem Rezaei, et le commandant des gardes-côtes émiratis, Mohammed Ali Musleh Al-Ahbabi, a précisé l’agence.

« Les deux pays tiennent des réunions annuelles régulières à Téhéran et à Abou Dhabi, et se rencontrent tous les six mois dans l’une des zones de contrôle des frontières à l’invitation l’un de l’autre », a déclaré M. Rezaei.

Cette réunion a été organisée pour renforcer la coordination entre les deux voisins musulmans, a-t-il déclaré, ajoutant qu’elle contribuera à renforcer la sécurité des frontières et facilitera le franchissement légal des frontières et les activités des pêcheurs.

Pour sa part, le commandant émirati a salué la réunion avec les « amis iraniens », décrivant l’accord comme une étape positive dans la réalisation des intérêts des deux pays qui favorisera la sécurité de la frontière commune, facilitera le contrôle à la frontière ainsi que les passages.

D’autre part, Une délégation militaire émiratie est arrivée ce mardi 30 juillet à Téhéran pour faire part à la sixième commission mixte des gardes côtes avec l’Iran.

« La sixième session du comité conjoint de gardes-côtes, entre l’Iran et une délégation de sept membres des Emirats arabes unis, aura lieu à Téhéran pour discuter de la coopération frontalière », a rapporté l’agence de presse  Irna, citant un communiqué du ministère des Affaires étrangères.

« Les deux pays sont prêts à parler de questions liées au partage des frontières, aux visites de citoyens, aux entrées illégales, et à faciliter le partage d’informations », a ajouté l’agence.

Les observateurs affirment que le rapprochement entre les Émirats arabes unis et l’Iran est le résultat de l’effondrement de la coalition avec l’Arabie saoudite.

La région stratégique du Golfe a connu plusieurs moments de tension depuis le retrait américain en mai 2018 de l’accord nucléaire iranien, suivi du rétablissement de lourdes sanctions américaines contre l’Iran.

Ces dernières semaines, les tensions se sont intensifiées, notamment à la suite d’attaques contre des pétroliers dans le Golfe, imputées par Washington à Téhéran, qui dément toute implication.

Des sources ont révélé aux Emirates Lakes le souverain d’Abou Dhabi envisage de changer toalement sa politique à l’égard de l’Iran.

Après les explosions du 12 mai au port émirat de Fujaïrah, une délégation constituée de hauts responsables sécuritaires émiratis s’est rendue à Téhéran.

Le journal libanais Al-Akhbar a souligné que les dirigeants émiratis auraient fait les trois « avances » suivantes à Téhéran : un retour à la normale des relations entre les deux pays, un soutien bilatéral concernant les passages maritimes pour ainsi assurer la sécurité de la navigation des pétroliers provenant de tous les pays du golfe et, enfin, la ferme volonté d’Abou Dhabi de retirer ses troupes du Yémen.

Les Émiratis se sont rendu compte que les États-Unis évitent d’attaquer l’Iran. Ils envisagent donc, après quatre ans et demi de guerre, de passer d’une stratégie militaire à une stratégie de paix.

Le ministre émirati des Affaires étrangères a révélé que les enquêtes sur les explosions à Fujaïrah ne pointaient vers aucun pays en particulier et que Abou Dhabi ne souhaitait pas que les tensions s’intensifient avec Téhéran.