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Mohammed bin Rashid dénonce la politique étrangère de son pays

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Le souverain de Dubaï, le vice-président des Émirats arabes unis, Mohammed bin Rashid, a reconnu l’implication de son pays dans des conflits régionaux, en exprimant son opposition aux positions politiques d’Abou Dhabi.

Des sources ont confirmé qu’une réunion a été organisée entre les responsables émiratis  après qu’un drone iranien a survolé un porte avion américain le 20 juin.

Le prince héritier d’Abou Dhabi, Mohammed bin Zayed Al Nahyan, et l’émir de Dubaï, Mohammed bin Rashid ont assisté à cette réunion. Bin Rashid a critiqué la politique étrangère de son pays et a  insisté sur la nécessité de la réviser.

La source a expliqué que Bin Rashid avait déclaré lors de la réunion: « Nous devons repenser complètement notre politique étrangère, nous dépensons des centaines de millions de dollars par jour sans résultat ? « .

Il a ajouté : « Nous espérons que Washington lancera une campagne militaire contre Téhéran, mais Trump appelle au dialogue avec l’Iran. Si nous supposons que Washington bombardera Téhéran, la réponse iranienne viserait les Emirats Arabes Unis ou l’Arabie saoudite directement ou par l’intermédiaire des Houthis.

D’autre part, il a souligné que les EAU soutiennent Haftar depuis des années, et qu’il faut “rechercher des alternatives politiques et non militaires », en insistant sur la nécessité d’un changement radical de la politique étrangère des EAU.

Certains observateurs ont noté récemment le changement de la position des EAU à l’égard de Téhéran.

Les Emirats arabes unis ont fait état d’actes de sabotage » contre quatre navires commerciaux de différentes nationalités, à l’est de l’émirat de Fujairah, sans en identifier les auteurs.

Les EAU ont par la suite annoncé leur intention de retirer leurs troupes du Yémen et de réduire leur soutien à la coalition arabe dirigée par l’Arabie saoudite contre les Huthis.

Une délégation de garde-côtes émiratis s’est rendue à Téhéran mardi pour relancer les discussions entre les deux pays sur la sécurité maritime rompues depuis 2013.