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Documents : L’activiste saoudien Loujain Al-Hathloul dépose une plainte contre les EAU pour espionnage et enlèvement

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L’éminente militante saoudienne Loujain Al-Hathloul a annoncé qu’elle avait déposé une plainte contre les Émirats arabes unis pour espionnage, enlèvement et saisie illégale de sa voiture.

La plainte d’Al-Hathloul contre les EAU porte sur son arrestation arbitraire en 2018 et son extradition vers les autorités saoudiennes.

Al-Hathloul a annoncé la poursuite de son combat après sa libération, notamment en faisant appel des jugements prononcés à son encontre, en s’opposant à la Cour suprême contre son interdiction de voyager et en déposant une plainte pour violation des EAU.

Al-Hathloul a été emprisonnée dans les prisons saoudiennes pendant 1001 jours et libérée le 10 février 2021.

Pendant son emprisonnement illégal, elle a été victime de nombreuses violations de ses droits fondamentaux.

Après sa libération, Al-Hathloul a fait campagne pour que justice soit faite, notamment pour les violations dont elle a été victime de la part des autorités émiraties.

Selon des documents présentés par Al-Hathloul, la police d’Abu Dhabi a vendu sa voiture pour ne pas avoir répondu aux appels alors qu’elle était en prison.

En juin 2020, la famille Al-Hathloul a annoncé le dépôt d’une pétition auprès des Nations unies contre l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis concernant les violations des droits humains dont Loujain a été victime.

Ces violations comprennent l’enlèvement aux EAU et la torture dans une prison secrète saoudienne.

Loujain Al-Hathloul fait campagne pour l’égalité des sexes en Arabie saoudite depuis 2013. Elle a plaidé pour la suppression de l’interdiction faite aux femmes de conduire par le gouvernement et s’est exprimée contre le système de tutelle masculine et les violences domestiques.

Al-Hathloul a été arrêtée en décembre 2014 pour avoir tenté de franchir en voiture la frontière entre les Émirats arabes unis et l’Arabie saoudite, puis à nouveau en juin 2017 pour des motifs non précisés.

En mars 2018, elle a été expulsée de force des Émirats arabes unis vers l’Arabie saoudite et détenue pendant plusieurs jours.

Une équipe d’experts des Nations unies a précédemment confirmé que les Émirats arabes unis ont violé les droits d’Al-Hathloul en l’expulsant de force.

L’équipe des Nations unies a souligné que « le gouvernement des Émirats arabes unis ne peut se soustraire à sa responsabilité en facilitant la persécution d’Al-Hathloul pour son exercice légitime des droits et libertés. »