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La messagerie Telegram lève 1 milliard de dollars

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Des activistes se sont inquiétés de la confidentialité de Telegram après que les EAU ont investi dans l’application mondiale qui va ouvrir un bureau à Abu Dhabi.

Sur sa chaîne Telegram, Pavel Dourov a annoncé que l’application de messagerie chiffrée a émis plus d’un milliard de dollars d’obligations pour financer sa croissance. Le cofondateur de Telegram a indiqué que ces obligations avaient été émises auprès de certains des investisseurs les plus importants et les plus compétents à travers le monde. « Cela va permettre à Telegram de financer sa croissance en étant fidèle à ses valeurs et en restant indépendant. Ces ressources vont également alimenter une stratégie de monétisation que j’avais présentée en décembre. »

Plutôt que proposer des parts de sa société auprès d’investisseurs, le fondateur de la messagerie Pavel Durov souhaite garder le contrôle de l’entreprise. Pour cette raison, il a préféré vendre des obligations, soit une forme d’emprunt à rembourser avec un taux à déterminer entre les parties.

Telegram est donc endetté jusqu’à ce que la société génère finalement de l’argent avec ses 500 millions d’utilisateurs actifs mensuels. Selon Techcrunch, l’homme aurait d’ailleurs refusé de céder entre 5 et 10 % de sa société, valorisée entre 30 et 35 milliards de dollars.

Au total, cette levée de fonds par endettement a permis à la société de récupérer 1 milliard de dollars. Cependant, Telegram n’a pas souhaité donner de détails sur l’origine de ces fonds. On apprend, via Reuters, que parmi les investisseurs, nous retrouvons le fonds d’investissement Catalyst Partners basé à Abu Dhabi. Ce dernier aurait investi 150 millions de dollars.

Côté monétisation, Telegram prévoit de commercialiser des fonctionnalités premium auprès des professionnels utilisant sa messagerie. La société devrait également introduire des micro-paiements pour les utilisateurs souhaitant par exemple récupérer des stickers payants tout en rémunérant des artistes.

L’entreprise Telegram avait également annoncé qu’elle déploierait de la publicité au sein de ses chaînes thématiques souvent publiques et dans lesquelles les utilisateurs y postent des liens, des photos ou des vidéos. L’entreprise compte ainsi mettre en place sa propre régie afin de permettre aux annonceurs de cibler un groupe d’utilisateurs selon la taille de la chaîne et des sujets abordés au sein de celle-ci.

Si l’application Telegram ne met pas en évidence le chiffrement des messages par défaut, son fondateur a pointé plus d’une fois le pistage des utilisateurs sur WhatsApp et promet que la publicité ne sera ni basée sur les données des utilisateurs ni présente au sein des messages.

Pavel Durov, également fondateur du réseau social russe vk, expliquait que pour mener à bien ces projets il avait besoin de plusieurs centaines de millions de dollars par an.

De leurs côtés, Mubadala et Abu Dhabi Catalyst Partners estiment que le partenariat stratégique entre les entreprises devrait créer de nouvelles opportunités de collaboration et ainsi faire progresser davantage l’écosystème d’Abu Dhabi d’entreprises innovantes et technologiques.

Faris Sohail Faris Al Mazrui, responsable du programme d’investissement Russie et CEI de Mubadala, a déclaré :

« Nous reconnaissons et admirons la vision d’entreprise de Pavel, mais aussi le travail de l’équipe dans la construction d’un produit et d’une entreprise exceptionnels. Pavel est au cœur de chaque décision commerciale qu’il prend et est l’une des clés de la popularité et du succès de Telegram. La base d’utilisateurs de Telegram a atteint une masse critique qui la place parmi les géants mondiaux de la technologie.

« Nous pensons que Telegram est bien positionné pour un point d’inflexion qui le transformera en une société technologique mondiale de premier plan. La société représente une opportunité d’investissement très prometteuse pour Mubadala et fera partie de notre portefeuille plus large d’entreprises pionnières cherchant à transformer leurs industries respectives. Notre investissement dans Telegram établit un partenariat stratégique qui nous permettra de renforcer davantage l’écosystème technologique d’Abou Dhabi et d’apporter de nouveaux niveaux de compétences et de talents technologiques à la capitale ».

James Munce, CFO et COO d’Abu Dhabi Catalyst Partners, a déclaré:

« Au cours des 7 dernières années, l’utilisation de Telegram est passée de zéro à 500 millions d’utilisateurs actifs par mois. Cela démontre le dévouement inébranlable de l’équipe de direction à créer une plateforme centrée sur la confidentialité et les utilisateurs. Nous pensons que cela crée une forte proposition de valeur et sera un point focal pour les plateformes de médias sociaux et une nouvelle ère de messagerie.

« ADCP s’efforce de s’associer avec des entreprises qui affichent de fortes trajectoires de croissance à l’échelle mondiale et qui peuvent renforcer un écosystème technologique en évolution à Abu Dhabi et dans l’ADGM. Nous visons à utiliser nos ressources pour travailler main dans la main avec les équipes de direction afin de catalyser différentes industries à la pointe. Nous voyons une opportunité très intéressante de le faire avec Telegram ».

Le régime des EAU cherche à établir des relations avec des plateformes sociales afin de dissimuler leurs violations et abus.

Les EAU sont le seul pays arabe à héberger le siège régional de Twitter au Moyen-Orient depuis 2015.

Abu Dhabi est accusé d’avoir dirigé les contre-révolutions et d’avoir légitimé la tyrannie et le chaos dans la région.

Les EAU sont accusés d’interférer dans les politiques de Twitter en supprimant des pages et des hashtags et en piratant les comptes de l’opposition.

Les organisations de défense des droits humains ont précédemment déclaré que Facebook et Twitter sont contraints de se conformer aux politiques que les gouvernements du Moyen-Orient leur imposent en échange de leur permettre de fournir leurs services à l’intérieur des frontières de leur pays. Cela menace gravement la sûreté et la sécurité de leurs utilisateurs.

Les organisations ont révélé que la situation géographique des entreprises influence grandement les politiques de droits de l’homme envers leurs clients.