Emirates Fuites

Un ex-conseiller de Trump inculpé pour du lobbying non déclaré au profit des Emirats arabes unis

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Les autorités américaines ont annoncé mardi 20 juillet avoir inculpé un proche de Donald Trump, l’accusant d’avoir tenté d’influencer le candidat devenu président au profit des Emirats arabes unis entre 2016 et 2018, sans déclarer ses activités de lobbying.

Thomas Barrack et deux autres hommes sont accusés d’avoir cherché à orienter la politique étrangère de Donald Trump pendant la campagne de 2016 et, par la suite, celle de son administration.

Les deux autres accusés «ont capitalisé de façon répétée sur les relations amicales de Thomas Barrack et son accès à un candidat qui a été finalement élu président» pour «promouvoir les intérêts d’un gouvernement étranger sans révéler leur véritable allégeance», a expliqué le ministre-adjoint de la Justice pour la Sécurité nationale, Mark Lesko.

L’homme d’affaires Thomas Barrack, 74 ans, avait été «conseiller informel» de la campagne du candidat républicain entre avril et novembre 2016, avant d’être nommé à la tête du comité d’organisation de l’investiture du 45e président des Etats-Unis.

A partir de janvier 2017, il avait conseillé des hauts responsables gouvernementaux sur la politique américaine au Moyen-Orient. Selon le ministère, Thomas Barrack aurait notamment inséré des déclarations favorables aux Emirats dans un discours de campagne de Donald Trump sur la politique énergétique américaine en mai 2016.

En mars 2017, il aurait fait campagne pour la nomination d’un candidat adoubé par les Emirats pour le poste d’ambassadeur américain dans ce pays. Thomas Barrack aurait aussi fourni des informations confidentielles à l’un des autres accusés sur les réactions de l’administration Trump après des discussions entre des responsables américains et des représentants émiratis à la Maison Blanche.

Les pratiques de lobbying en faveur de gouvernements étrangers sont étroitement encadrées aux Etats-Unis, pays dont les Emirats arabes unis sont un allié régional traditionnel.

Avant Thomas Barrack, plusieurs autres proches de Donald Trump ont été condamnés pour leurs activités au profit de gouvernements étrangers. Paul Manafort, ex-directeur de campagne de Donald Trump en 2016, et son ancien conseiller Roger Stone avaient notamment été mis en cause dans l’enquête sur l’ingérence russe dans la présidentielle américaine. Ils ont été graciés par l’ex-président à la fin de son mandat.

AFP