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Un responsable yéménite: le danger des EAU est plus grand que celui de l’Iran

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L’ambassadeur du Yémen en Jordanie, Ali Al-Amrani, a vivement attaqué les Émirats arabes unis et ses complots criminels au Yémen, soulignant que le danger que représente Abou Dhabi pour son pays est plus important que la menace posée par l’Iran.

L’ambassadeur a écrit sur Twitter que «la menace des EAU pour le Yémen a dépassé celle de l’Iran».

Le gouvernement yéménite a vivement critiqué les Emirats arabes unis pour leur soutien militaire et financier aux séparatistes et renouvelé son appel à arrêter cette aide.

Le gouvernement du président Abd Rabbo Mansour Hadi, reconnu par la communauté internationale, a crié au «coup d’Etat» à Aden dès que les séparatistes du Conseil de transition du sud (STC) ont pris le 10 août le contrôle de la ville.

«Nous allons prendre toute les mesures pour obtenir l’arrêt de l’aide émiratie au STC qui lui a permis de mener un coup d’Etat à Aden et Abyane», a indiqué dans un communiqué le ministère des Affaires étrangères, en référence à une autre province du sud où les séparatistes ont pris mardi deux QG des forces gouvernementales.

Le gouvernement a par ailleurs renouvelé son refus de participer à des pourparlers avec le STC sans retrait de ses forces des positions récemment prises. «Nous ne participerons à aucun dialogue avec le STC (…) sans retrait de ses forces, la remise des armes et le retour à leurs positions des forces gouvernementales», a-t-il dit.

L’Arabie saoudite a proposé des négociations entre le gouvernement et le STC.

Le représentant permanent du gouvernement à l’ONU, Abdallah al-Saadi, a déclaré devant le Conseil de sécurité, que «sans le soutien total des Emirats arabes unis, cette rébellion n’aurait pas eu lieu», selon l’agence gouvernementale Saba.

Le président yéménite Abd Rabbo Mansour Hadi a appelé ce lundi ses concitoyens à soutenir le gouvernement face aux séparatistes sudistes qui ont pris le contrôle d’Aden, sa capitale de facto.

Pour apaiser la situation, la coalition menée par l’Arabie saoudite qui lutte avec les Emirats arabes unis contre les rebelles Houthis, a envoyé jeudi à Aden une délégation militaire qui a obtenu un retrait des séparatistes de bâtiments publics mais pas de positions militaires.

A Aden, les forces séparatistes du STC ont chassé les forces du gouvernement. Théoriquement, les deux forces appartiennent au camp opposé aux rebelles Houthis qui contrôlent la capitale Sanaa et une bonne partie du nord du pays.

Les forces du STC appelée celles du «Cordon de sécurité» ont été formées et armées par les Emirats arabes unis tandis que Riyad soutient les troupes fidèles au président Hadi.

Le sud du Yémen était un Etat indépendant avant sa fusion en 1990 avec le nord. Le STC a poussé son avantage dans le sud en prenant mardi deux QG des forces du gouvernement dans la province d’Abyane voisine d’Aden.

Informant le Conseil de sécurité de la situation au Yémen, l’émissaire de l’ONU, Martin Griffiths, a averti que le pays pourrait éclater à moins qu’un accord de paix ne soit rapidement conclu. «La fragmentation du Yémen devient une menace plus forte et plus pressante», a-t-il mis en garde en condamnant «les efforts inacceptables déployés par le STC pour prendre le contrôle des institutions de l’Etat par la force».

 Martin Griffiths est arrivé ce mercredi à Sanaa pour de nouvelles discussions avec les chefs des rebelles Houthis, selon des sources de l’ONU.