موقع إخباري يهتم بفضائح و انتهاكات دولة الامارات

Le souverain de Dubaï Mohammed Ben Rached al-Maktoum accusé de maltraitance sur ses filles

115

La princesse Haya de Jordanie a accusé son émir de mari, le souverain de Dubaï Mohammed Ben Rached al-Maktoum, qui est également vice-président, premier ministre et ministre de la défense des Emirats arabes unis, de maltraitance et discrimination sur ses filles.

Réfugiée en Angleterre, La princesse Haya a demandé à être placée sous ordonnance de protection contre un mariage forcé et a réclamé la garde de ses deux enfants  ce mardi 30 juillet devant le juge aux affaires familiales de la Haute-Cour de justice de Londres, selon l’agence de presse britannique PA.

La princesse accuse son mari l’émir de Dubaï Mohammed ben Rached al-Maktoum de maltraitance et discrimination sur ses filles. Une source juridique a rapporté que la défense de la princesse Haya a révélé que le prince bin Rashid avait été nommé Hind sur trois de ses filles avant d’intervenir pour régler le problème tandis qu’il  tient beaucoup à lancer des noms divers et variés sur ses 100 têtes de chevaux, selon la défense de la princesse Haya.

Le prince Ali bin al-Hussein de Jordanie a publié une photo sur Twitter en soutien à sa sœur, la princesse Haya, engagée à Londres dans une bataille judiciaire contre son mari, le souverain de Dubaï Mohammed ben Rached al-Maktoum.

Sur la photo postée tard mercredi soir, le prince Ali entoure la princesse Haya de son bras sur un canapé tandis que la légende indique simplement « Aujourd’hui avec ma sœur, la prunelle de mes yeux, Haya bint al-Hussein ».

C’est l’un des premiers commentaires publics de la famille royale jordanienne sur le différend qui oppose les deux époux.

Mardi, la princesse Haya, en fuite depuis des mois, a demandé à bénéficier d’une mesure de protection contre un mariage forcé qui pourrait concerner un des deux enfants qu’elle a eus avec l’émir.

La fille du défunt roi Hussein de Jordanie et demie sœur du roi Abdallah II, âgée de 45 ans, a également demandé une mesure de protection contre des brutalités et réclamé la tutelle de ses enfants, une fille de 11 ans et un garçon de 7 ans, lors de l’audience.

Le souverain de Dubaï, représenté par ses avocats à Londres, a de son côté réclamé durant cette audience préliminaire le retour de ses enfants aux Emirats.

Le tweet du prince jordanien de 44 ans a été publié quelques heures après la décision d’un juge britannique de fixer à novembre la prochaine l’audience dans la procédure concernant leurs enfants après deux jours d’audiences préliminaires destinées à établir leurs griefs.

Le post a suscité des centaines de commentaires d’utilisateurs du réseau social montrant leur solidarité avec la princesse.

« Nous espérons qu’elle gagnera et qu’elle pourra vivre en sécurité », a écrit l’avocat Ali al-Baraisa tandis qu’un autre internaute, Rached, l’a encouragée à « ne pas avoir peur ». « Nous sommes tous avec toi », a-t-il ajouté.

Mariée depuis 2004, la princesse Haya est la sixième épouse du souverain émirati, âgé de 70 ans.

Quant à son mari, le Cheikh Mohammed bin Rashid al-Maktoum, qui n’a pas comparu à l’audience, il plaide pour le retour des enfants à Dubaï.

L’année dernière, Latifa al-Maktoum, l’une des filles de son mari, avait fugué avant d’être retrouvée en Inde. Son père l’avait fait emprisonner et torturer. Elle n’a pas donné signe de vie depuis décembre 2018.

Dans le but de renforcer les relations entre la Jordanie et les EAU, le roi Abdallah s’est rendu à Abou Dhabi quelques jours avant l’audience à Londres et a été reçu par le prince héritier, cheikh Mohammed bin Zayed Al Nahyan.

Les journaux et la télévision gouvernementaux jordaniens ont largement couvert cette deuxième visite du roi Abdullah aux Emirats Arabes Unis en un mois.

Entre 250 000 et 300 000 Jordaniens vivent aux EAU et travaillent dans de nombreux secteurs, dont beaucoup transfèrent de l’argent à leurs proches dans leur pays.

La Jordanie occupe une position stratégique car elle située au coeur du territoire des quatre frontières: la Syrie au nord, l’Irak à l’est et l’Arabie saoudite au sud, à l’ouest d’Israël et des territoires palestiniens.

La Jordanie a participé activement à une coalition internationale dirigée par Washington, qui mène des frappes contre l’état islamique en Syrie et en Irak. Elle a également fait partie de la coalition arabe orchestrée par les Saoudiens et les Émirats arabes unis contre les Huthis au Yémen.

avec Agences