Emirates Fuites

Un groupe de défense des droits de l’homme demande aux Émirats arabes unis d’autoriser un détenu politique à assister aux funérailles de sa fille

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L’Emirates Detainees Advocacy Centre (EDAC) a exprimé sa “profonde inquiétude” à l’annonce de la perte de contact avec le détenu d’opinion et militant des droits de l’homme Mohammad Abdul Razzaq Al-Siddiq.

Dans une déclaration, le groupe a indiqué que l’on pense qu’Al-Siddiq a été maintenu à l’isolement à plusieurs reprises, ajoutant que “l’EDAC est préoccupé quant à l’état de santé d’Al-Siddiq … surtout après avoir reçu des informations antérieures sur la détérioration de sa santé en raison des mauvaises conditions de sa détention”.

“Empêcher Al-Siddiq de communiquer avec sa famille est une violation grave du droit international humanitaire et du droit international des droits de l’homme”, ajoute le communiqué, appelant “les autorités des EAU à permettre à sa famille de le contacter et de faire le point sur son état de santé.”

Al-Siddiq est un prisonnier d’opinion qui purge une peine de 10 ans aux Émirats arabes unis (EAU) à la suite de sa condamnation lors du procès controversé de 2013 contre 94 dissidents politiques, connu sous le nom d’EAU94. Ce procès collectif, qui n’a pas respecté les normes internationales minimales en matière de procès équitable, a été largement critiqué par les organisations de défense des droits humains et les organes des Nations unies chargés des droits humains.

Deux ans plus tôt, al Siddiq s’était vu retirer arbitrairement sa citoyenneté à titre de sanction après avoir signé la pétition de 2011 appelant à des réformes législatives aux Émirats arabes unis pour garantir des élections équitables du Conseil national fédéral.

En mars, les autorités émiraties ont révoqué la nationalité de ses trois enfants, les laissant apatrides.

Sa fille, Alaa, a été tuée dans un accident de voiture à Londres le week-end dernier, et l’EDAC a appelé les Émirats arabes unis à libérer Al-Siddiq pour qu’il puisse lui faire ses adieux, notamment parce qu’il lui reste maintenant moins de neuf mois à purger de sa peine.